
Lignes de force du diagnostic
- La dynamique économique du Nord-Isère a été largement portée par le développement métropolitain de Lyon et s’est concentrée sur l’ouest du territoire. A l’est au terme d’une histoire douloureuse, le tissu industriel a su maintenir un pôle d’emplois.
- Cette volonté de l’Etat de créer un nouveau pôle pour la métropole lyonnaise a abouti à un partage du territoire entre ouest (secteur ville nouvelle) et est de l’axe historique, dont les différences s’expriment schématiquement de plusieurs manières :
- L’économie moderne concentrée ou dispersée ;
- Une croissance forte ou faible ;
- Une “ouverture“ de l’économie ou des reconversions et un développement plus autocentré ;
- De grandes entreprises ou des entreprises plus petites.
- Une économie qui risque de s’essoufler si elle ne se renouvelle pas autour de nouvelles technologies qui émergent aujourd’hui (pôles d’excellence, pôle matériaux) ;
- Cette nouvelle économie liée aux nouvelles technologies ainsi que le tertiaire métropolitain sont encore peu visibles dans ce territoire entre Lyon et Grenoble ;
- La croissance démographique (dynamique interne et attractivité) génère (et générera) une forte demande en emploi, en formation et en nouveaux services (transport, soins, services au quotidien…) ;
- L’agriculture ne représente plus que 3% des emplois mais 54% de la surface totale du SCoT ; tournée vers l’élevage et les céréales elle est fragilisée par les processus d’urbanisation et un manque de positionnement en direction de marchés urbains. Elle joue cependant un rôle important au niveau des paysages et du cadre de vie (contribution à la valeur de l’environnement des villages).
Les grandes questions
Exister en Rhône-Alpes et dans la métropole Lyonnaise
- Le Nord-Isère doit s’affirmer économiquement en développant des activités métropolitaines : nouvelle économie, tertiaire, santé, loisirs, agriculture innovante, filières de formation, pour lesquelles des localisations optimales sont à définir ;
- Le développement économique dépend aussi de la capacité du territoire à organiser les déplacements en anticipant sur les évolutions à venir (liaisons vers Saint-Exupéry par exemple) ;

Valoriser l’économie locale
- Pour consolider et soutenir ses activités, le territoire devra d’abord valoriser l’existant :
- aller vers une plus grande lisibilité des espaces d’activité (de leur vocation) ;
- faire du plus “chaleureux“ dans le très grand (ZA mais aussi zones commerciales) ;
- qualifier et organiser l’offre dans le plus petit et développer les services aux entreprises présentes sur le territoire ;
- Le Nord-Isère devra rechercher les vocations (ou les filières) les plus à même d’assurer le développement de ses espaces selon leurs potentialités ;

Structurer le développement économique
- Pour répondre aux besoins de la population, le Nord-Isère devra développer de nouveaux services et activités, qui trouveront leur place dans une logique de proximité, de tissu urbain et de cadre de vie :
- commerce ;
- artisanat ;
- services à la personne.
- Pour valoriser le cadre de vie des villages, des espaces urbains, des sites de loisirs possibles, le Nord-Isère doit préserver ses paysages (arrêt de la banalisation) et permettre le développement d’une agriculture de qualité qui soit aussi un levier pour le territoire.