Pour la vallée urbaine
Développer les pôles existants Prendre appui sur les trois pôles équipés aujourd’hui d’une gare régionale : Un pôle central autour de Bourgoin-Jallieu, centre historique avec sa gare urbaine, et de l’Isle d’Abeau, dotée d’équipements régionaux. Un pôle Ouest autour de Saint-Quentin-Fallavier, La Verpillière et Villefontaine, villes support du développement économique récent (pôle de Chesnes). Un pôle Est autour de La Tour-du-Pin, ville industrielle et administrative et tête de pont des espaces,vers la Savoie, le Voironnais et Morestel. Ces trois pôles se caractérisent aussi par la présence d’un parc locatif public très important dans quelques communes (Villefontaine, Isle d’Abeau, Bourgoin-Jallieu et La Tour-du-Pin). L’objectif du SCoT est d’aboutir à un meilleur équilibre de l’offre sur le territoire et une diversification dans les pôles urbains en s’appuyant sur les PLH des bassins habitat concernés. Depuis 2000, la construction neuve a fait évoluer cette situation, le parc locatif privé s’est développé à Bourgoin-Jallieu et La Tour-du-Pin par exemple mais les écarts restent grands avec les communes périphériques.
Organiser de nouvelles extensions urbaines
Les besoins liés à la croissance ne pourront être satisfaits dans le tissu existant (utilisation des espaces en mutation, densification). Il faut donc
prévoir de nouveaux espaces.
Situées en dehors des espaces contraints, ces extensions devront être multifonctionnelles et proposer une offre diversifiée de logements tant
par leur statut que leur taille, formes et qualité (habitat groupé économe en espace et en énergie), des emplois (locaux d’activité), des services et commerces et des équipements, Elles devront être desservies par les réseaux de TC urbains et équipées des parcs relais pour les résidents des communes plus éloignées (accès aux espaces urbains centraux).
Organiser les liaisons et les transports entre ces pôles Même si la RD 1006 évolue et devient une “artère urbaine“ (du moins à l’ouest de Bourgoin), elle ne suffira pas pour faire face aux besoins de déplacements (TC+VP). Le développement urbain à venir donnera de l’épaisseur aux pôles, il ne peut être envisagé sans la création d’un nouvel axe alternatif et complémentaire à la RD 1006 et sans nouvelle hiérarchie des voiries, nouveau maillon dans la desserte en transports en commun.
Développer les transports en commun pour gérer les
déplacements et faciliter la mobilité
• Les transports internes à la vallée (vers une extension de l’AOTU à la vallée urbaine) entre les pôles d’habitat, d’emploi, de commerce ou d’équipements.
• Les transports vers la vallée urbaine (depuis le nord et le sud).
• Les transports vers les villes régionales en organisant
les accès aux gares et le stationnement, en développant l’intermodalité (parkings gares et parcs d’entrée dans les pôles urbains)…
Traiter les espaces de transition entre ces pôles Parler de la vallée urbaine ne signifie pas qu’on va construire une “ville en ligne“ et urbaniser tous les espaces disponibles entre les pôles. Il s’agit bien de garder des respirations entre les pôles bâtis. Ces espaces existent déjà et répondent à des fonctions précises : agriculture, espaces sportifs, corridors écologiques, jonctions entre des infrastructures à venir. Il s’agira de les traiter en fonction de leur destination : espaces réservés pour l’eau, couloirs de nature, espaces de liaison, réserves foncières d’avenir…
Pour les espaces ruraux
Renforcer les centralités locales
Le SCoT s’appuie dans sa proposition de structuration sur quatre “villes relais“ (St Jean-de-Bournay, Heyrieux, les Abrets, Pont de Beauvoisin) et trois
“bourgs relais“ (Saint-Chef, Saint-Georges d’Espéranche, Aoste) au profil singulier. Chacun de ces pôles a été retenu en raison de son rôle au
niveau local.
Le renforcement de ces polarités locales s’appuiera sur la diversification de leurs fonctions au service des populations de leur bassin. Ils auront un rôle
plus important que les villages dans l’accueil de population. Ils sont donc le lieu privilégié d’extension de l’habitat, des nouveaux espaces d’activité,
des équipements et services nécessaires aux besoins des différentes populations du bassin de vie. Leur rôle de pôle plus dense devrait faciliter
à l’avenir la mise en place progressive de liaisons TC pertinentes avec les pôles urbains et territoires voisins (pays de Vienne) ; sans densité de population,
ce ne sera pas possible.
En contrepartie, le SCoT propose une croissance “en douceur dans les villages “ pour une meilleure maîtrise du développement urbain et une meilleure insertion des nouveaux habitants. Les villages n’ont pas vocation à accueillir des équipements d’intérêt communautaire.
Economiser les espaces de nature
• Stopper l’éparpillement résidentiel pour maintenir
des continuités dans les espaces agricoles et limiter les coûts de réseaux ou de desserte.
• Proposer des modes de construction de logement plus économes en espace (et en énergie), opérations en coeur de village, en continuité des bourgs, habitat groupé notamment.
• Privilégier les opérations d’ensemble pour une diversification des formes et des types de logements en locatif ou accession. La maison individuelle sur son terrain et en accession ne peut plus être le seul mode d’habitat si l’on souhaite ne pas écarter les jeunes, les personnes âgées ou seules, les ménages aux ressources modestes.
• Structurer le développement économique à l’échelle du bassin en s’assurant de sa cohérence avec les infrastructures et les espaces voisins.
